QUAND UN WEEK END DE REVE SE TRANSFORME EN CAUCHEMARD ...
 
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 Anyone else but you | Maritza |

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Matthew Cooper

Matthew Cooper

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MessageSujet: Anyone else but you | Maritza |   Anyone else but you | Maritza | Icon_minitimeMer 16 Sep - 16:46

Je ne savais pas quel désir sûrement masochiste m'avait poussé à revenir ici. J'avais beau me donner de grand airs, il n'y avait bien que les imbéciles pour y voir ne serais-ce qu'un semblant de véracité. Si j'avais pris l'habitude de tout abandonner par mes multiples départs précipités, l'abandonner elle avait demeuré le choix le plus idiot et le plus difficile qu'il m'avait été donné de faire. Et je revenais à Londres sur un coup de tête sûrement lassé par les bousculades de gens pressés dans le métro parisien, si il n'y avait que ça...non la vérité était bien plus cynique, je regrettais. Cette sensation ne m'étais pas étrangère, regretter était chez moi un processus familier, j'avais toujours vécu avec des regrets, que ce soit sur le choix de mon orientation, ou encore la couleur d'une chemise. Elle était donc la raison de mon retour à Londres; de tout les regrets dont je n'arrivais pas à me défaire, pourtant ce n'était pas elle qui m'avait quitté mais bien l'inverse, ironie du sort que je puisse prétendre en souffrir beaucoup plus.

Elle avait toujours eu sa cour, de grands bellâtres étudiants à Oxford qui lui tournaient autour avec un plaisir désarmant, et moi « little frenchie » instable je subissais ces vues sans pour autant être ne serais-ce que capable de contrôler ce sentiment de jalousie qui me dévorait. Je souffrais énormément, et j'ai voulu fuir n'imaginant pas à quel point ça serait pire sans elle. Capituler devant la concurrence avait été la solution qui s'était imposé à moi, le seul échappatoire pour ne pas la perdre, pour continuer de contrôler un tant soit peu la situation, la vérité, c'est que je ne contrôlais rien. Les réminiscences ne m'épargnaient pas et me frappaient avec intensité, je m'y attendais et les accueillais avec une plaisir démentiel. Les souvenirs s'ensuivirent, ça devenait asphyxiant.

Je m'autorisais une cigarette, une de ces mauvaises habitudes dont on ne se défait plus après avoir commencé. J'accumulais les addictions sans pourtant toucher à ce qu'on appelle communément « drogues ». certaines mal reconnues étaient pourtant bien pire que d'autres plus célèbres. Je marchais sans vraiment de but précis, à part de m'imprégner de cet univers que j'avais quitté quelque temps auparavant. Je suivais les mêmes rues, les mêmes allées, passais devant les mêmes commerces avec toujours ce désir maladif de la croiser au détour d'une rue, même si c'était honnêtement peu probable voir même quasi impossible, et puis qu'aurais-je à lui dire, elle devait me haïr plus que de raison, je ne savais pas ce que j'foutais là.

Après avoir négligemment jeté ma cigarette [Oui oui il respecte la loi xD], je pénétrais dans un café bruyant, je m'assis à la première table libre qui s'offrait à moi, noyant mon regard dans la carte que j'aurais pu avoir la prétention de connaître par cœur. Elle n'avait pas changé, rien avait changé ici, c'était toujours les mêmes mots, les mêmes cafés, et après un instant d'hésitation je prendrais un expresso, comme je l'avais toujours fait.

« Un expresso. » Avais-je finalement déclaré, lorsqu'une jeune serveuse s'était approchée pour prendre ma commande.
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Maritza Strauss
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MessageSujet: Re: Anyone else but you | Maritza |   Anyone else but you | Maritza | Icon_minitimeMer 16 Sep - 23:00


    " Je sens encore son parfum sur moi après des jours, ses baisers sont tatoués sur ma peau pour touj... [...]". Les pages ainsi jaunit par le temps c'était violemment refermé sur elle-même, et le gros livre qui comptait ces mots à tout sens venait d'être lourdement abandonné le long d'une allée étroité par des tonnes de rayon. Une chevelure blonde fuyait la scène du crime à une allure folle, tandis que des inconnus se retournaient sur son passage, étonné devant la rapidité de sa sortie qui se traçait par de multiples courant d'air au doux parfum fruité. Ce fut une fois dehors que la flèche s'arrêta, bouleversé par de simple mot qui avait eu le pouvoir de révéler de mauvais souvenirs. De dur ressentit passé qu'elle essayait d'oublier depuis trois long mois, en vain. Rien que l'ultime "Amour" la dégoutait au plus au point. Et cela depuis une seule histoire. Mais ce fut celle qui avait pourtant bouleversé sa vie. Dorénavant elle n'avait plus qu'un objectif, faire comme si de rien n'était et cela malgré une plait évidente à l'allure symbolique. Son cœur était de ceux qu'on appel "survivant". Car oui Maritza avait eu sa première déception amoureuse, son cœur avait été brisé pour la première fois. Et selon elle, cela allait être la toute dernière. Même soulevé par le temps elle était encore béante et douloureuse, et cela à chaque fois qu'elle immigrait vers des récits à l'eau de rose, soit disant idyllique. Ce qui pour elle n'était que mensonge et baratin. Tromperie. La médiathèque avait sans doute eu son premier départ précipité. La jeune femme prit sur elle pour ne pas flancher, et cela à travers des panneaux publicitaires qui défilaient sous ces yeux le long dans la ruelle, tandis que ces pas s'enchainait d'un rythme lent mais sur. Un gel douche en pleine nature, arborant ce qui ressemblait à un décor paradisiaque. Une voiture plus neuve qu'il n'est possible d'en acheter. Un artiste pour un futur concert. Maritza souffla avant de distinguer enfin ce qui ressemblait à un échappatoire: Le Starbuck. Elle s'engouffra dedans, et cela parmi une foule qu'elle ignora sans répit. Dépité par son propre malaise. La belle blonde du malgré tout s'intéressé à ce qui se passait tout autour, aucun autre choix ne s'offrait à elle en vue du fait qu'elle avait besoin d'un endroit ou s'asseoir. Un peu morose devant l'allure du peu de table qu'il devait rester, elle passa entre une multitude avant de devoir se décider. Une fois assise ce fut le soulagement. La pression redescendait, alors qu'une serveuse l'avait déjà repéré, tel une proie assoiffé de consommation. Plus le client achetait, plus elle y gagnait. Son petit calepin pincé par ces doigts fin, un style bloqué entre ces phalanges, elle atteignit timidement la table de Maritza, un faux sourire sur les lèvres, attendant son du, "tu t'assois, tu consomme". Maritza ne se gêna pas pour lâcher un pénible soupir, et cela devant les constatations de la serveuse apparemment patiente, ou bien tellement fatigué qu'elle était inconsciente du temps. Maritza ne prit pas la peine de regarder la carte, et se contenta de fixer les planches affiché sur les bords des murs. Prix, exemples de boissons, gâteaux... Elle ne mit que 5 secondes avant d'arrêter son choix, reposant alors ces pupilles résolu sur le visage de la serveuse.

    Un chocolat liegois Svp. Rien d'autre ne lui faisait envie. La serveuse prit note avant de disparaitre d'un revers en direction de sa caisse à commande. Quand à Maritza, elle était déjà repartit dans ces songes, essayant d'apercevoir un semblant de "bonne journée" dans celle qui s'écoulait doucement en ce moment même.
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Matthew Cooper

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MessageSujet: Re: Anyone else but you | Maritza |   Anyone else but you | Maritza | Icon_minitimeSam 19 Sep - 20:07

    Les gens allaient et venaient à l’intérieur du Starbucks sans retenir mon attention. Dans l’attente de mon café j’ai fermé les yeux une fraction de seconde, bercé par la rumeur des conversations. La chaleur du lieu public m’endormait doucement mais inconsciemment mais lorsque la serveuse a glissé la tasse devant moi, je me suis redressé vivement, rouvrant les yeux sous l’effet de surprise. Mon regard s’est levé vers la jeune femme alors que je lui adressais un sourire simple mais qui pourtant avait le don de me faire chavirer les filles sans que je ne m’en méfie. J’ai payé l’addition sans un mot et lorsqu’elle a libéré mon champ de vision, j’ai sentis mon cœur manquer un battement alors que je fixai une jeune femme blonde qui était loin de m’être inconnue. J’ai détourné la tête, mis mal à l’aise par cette présence que j’avais pourtant tant convoité. Un long frisson a parcourut mon échine. J’avais désiré la croiser au détour d’une rue. J’avais désiré l’apercevoir dans un magasin. Mais maintenant que j’avais la possibilité de l’approcher de nouveau, j’étais bloqué par la mal-être. Je craignais sa réaction, me doutant qu’elle me haïssait pour les vingt prochaines années et pourtant je voulais sincèrement la retrouver, pouvoir la tenir de nouveau dans mes bras et sourire bêtement juste parce que je suis heureux. J’ai remué nerveusement ma cuiller dans le café, laissant mes pensées dériver.

    Deux choix s’offraient à moi. Soit je fuyais, une fois de plus, avec qu’elle ne me remarque. Soit j’affrontais la réalité et je restais docilement à ma table en la regardant – car je savais qu’elle finirait par se sentir observer et elle tournerait la tête – ou bien je pouvais aussi aller la voir mais je ne saurais pas comment m’y prendre ni quoi lui dire, craignant de recevoir sa main dans la figure, chose qui serait parfaitement justifiée. Je l’avais laissé par peur de la concurrence. Si je n’avais plus eu de sentiments, si j’avais eu quelqu’un d’autres, si je m’étais froissé avec elle pour une raison X, sans doute aurais-je osé l’aborder mais la, ma raison était si idiote et puérile que je n’osais pas le moindre geste. Je ne savais pas si j’avais réellement changé bien qu’une fois partie, je me suis abandonné un moment à toutes sortes de conneries pour tenter d’oublier cet amour brisé avant son apogée.

    J’ai bu une gorgée du liquide qui me brûla la langue et la gorge. Cette sensation, comparable à aucune autre, faisait partie de mes drogues si douces et si peu dangereuses. Mon regard est revenu se poser sur elle alors que je voulais revivre tous ces moments que nous avions eu à deux. Tous ces baisers échangés. Tous ces regards. Toute cette tendresse que je haïssais chez les autres mais qui avec elle, me retournait le cœur, me rendant aussi doux et attentif que je pouvais l’être, chose que peu de gens croyaient…

    Un léger soupir a franchit mes lèvres alors que je regardais quelques mèches folles blondes qui retombaient doucement sur son visage et ma fascination avait don de m’agacer. Je ne supportais pas d’être dépendant de l’amour, ce sentiment qui rend idiot et esclave, maître de nos gestes et plus tyrannique que n’importe quel chef d’état. J’avais d’abord repoussé cet état d’âme, préférant l’ignorer et le réduire au néant mais le fait que je sois là aujourd’hui était bien la preuve que je n’y étais pas parvenu et que j’étais encore sous son influence, comme si je recherchais à souffrir car certainement me repousserait-elle, bafouant mon ego et tout le reste.

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MessageSujet: Re: Anyone else but you | Maritza |   Anyone else but you | Maritza | Icon_minitimeVen 2 Oct - 18:36

    Maritza commençait finalement à se demander ce qu'elle faisait ici. Le Starbucks avait autrefois été son lieu de prédilection. Une zone de réconfort pour elle, à chaque fois qu'elle voulait fuir la réalité, ou bien la contourner quelques minutes. Mais étrangement, les choses avaient changé, du moins c'est ce qu'elle ressentait sur le moment. Quelque chose n'allait pas, clochait. La jeune femme s'entêta à comprendre. Etais-ce le monde abominable qui envahissait les lieux? La chaleur étouffante qui provenait des machines à expresso, et qui obnubilait la salle par son odeur infâme? Aucune réponse ne vain, et pourtant ce malaise perçait, la déstabilisant au plus au point. Elle cessa de scruter les affiches publicitaires accroché au mur peigné, et tenta de retrouver la serveuse, dans l'espoir qu'elle la sauve par la simple venue de son chocolat liégeois. Son regard scruta de part en part la salle, mais aucune des serveuses présentes n'avaient l'air d'être la sienne. Jusqu'à ce qu'un arrêt sur image ne la foudroie. Alors le malaise venait de là. Ce fut violent, bien plus qu'elle ne l'aurait voulut, alors qu'elle c'était pourtant préparé à le recroiser un jour. Il était là... Matthew était là... Dans la même salle qu'elle. Au départ elle resta figé ainsi, le dévisageant de sa table, mais la surprise fut-elle, lorsqu'elle croisa son regard. Il l'avait vu... Lui aussi. Abasourdie, Maritza fut ravagé d'une panique furieuse. Son calme était insoutenable, il était... comme il a toujours été, une façade. Ne dérobant jamais ces émotions. Et la belle était bien trop loin pour percevoir la faille dans ces yeux. De toute évidence elle ne le supporterait pas. Non, c'était déjà bien trop. Son cœur avait à nouveau faiblit, tandis qu'un murmure la sortit de sa léthargie douloureuse. La serveuse était là, déposant son gobelet plein sur la table. Sans doute que Maritza affichait une mine tellement dépité, qu'elle la fuyait aussi rapidement qu'elle était apparut. La note soigneusement déposé sur le coté du plateau. Et pourtant, elle n'y prit pas attention. Il était là et c'était... pire que tout. Un creux s'installa dans sa gorge, alors que ces mains commençait péniblement à tremblé, perdant le contrôle de ceux qui était à l'habitude un reflex. Maritza était de profil à lui, et cela ne lui plaisait guère, car il aurait pleine vue sur ces moindres réactions. Il verrait par quel tragédie, il était capable de l'atteindre ainsi. Et pourtant, elle se devait d'avoir bonne figure. Maritza n'aurait jamais cru être aussi forte, et cela malgré une douleur perçante, qui émanait de ces entrailles pour contaminé sans répit son cœur et sa tête. Elle prit sur elle, choppant d'un geste bref le gobelet, et déposant, un simple billet, largement suffisant, en guise de paiement. Son sac fut pendu par ces doigts, et Maritza se leva furtivement, afin d'atteindre la sortie qui lui semblait si loin. Déterminé par l'envie de le fuir, de ne pas craquer devant ce retour de situation, elle fixa un point en bout de salle, et se mit à la traverser d'un pas rapide et pourtant si gracieux. Maritza avait envie de pleurer, c'était clair, mais accablé par sa rage, elle n'en aurait été capable. Malheureusement, ce ne fut pas une "bonne journée" comme elle avait essayé de s'en convaincre auparavant, puisque dans un moment de rapidité folle et d'insouciance, elle percuta de plein fouet la fameuse serveuse qui avait prit peur. Le gobelet que tenait fermement Maritza resta intacte, mais on ne pouvait pas en dire autant du plateau qu'avait tenue la jeune employée. Ce qui autrefois, était des muffins, baignait dans un mélange de café et de mousse. Et tout ceci aux pieds de la belle. Ces chaussures était bien entendu ravagé, mais chance, cela n'avait pas atteint sa peau nu juste au dessus, dans un autre cas, elle se serait brulé. Elle lâcha un soupir inconscient, restant immobile devant une serveuse qui essayait d'arranger les choses. Heureusement que ces chaussures n'étaient pas en tissu... d'un revers, la femme agenouillé essuya les traces des chaussures de Maritza, ce qui la gêna au plus au point. Une goutte de plus au vase qui se noyait incontestablement.

    Sa ira... Je... désolé... Plus mal qu'en cet instant, ce n'était pas possible. Et la blondinette n'était pas assez cruelle pour laisser la serveuse dans cette situation atroce. Maritza s'accroupit doucement, l'aidant à regrouper sur le plateau les instruments de la catastrophe. La serveuse en fut étonné, mais ne retint pas son sourire de soulagement, face à une cliente moins mauvaise qu'elle ne l'aurait cru aux premiers abord. Pendant ce temps, Maritza faisait tout son possible pour ignorer Matthew, ce qui était... presque impossible.
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